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La parole s’inscrit dans la bouche de celui qui tient l’espace : tout est dans le port de tête.

samedi 30 juin 2012, par Mathieu Brosseau dans la rubrique Projets et actus

L’amour, ce qui va vers et contre, tout contre l’ouverture des ondes de choc, chronos a dit son temps, son absence, l’absence de l’amour lié, et puis la déliée de toute absence, la peur : de cette effigie vaudou, je retiendrai ce visage tuméfié par les trous perçants et cloutés, j’imagine qu’il faut se laisser pousser des boutons sur la face, je songe à cette atrocité de destin, l’anankè, la nécessaire avancée sur la mer. Entrepris par les étreintes nocturnes.

La peur d’être, d’y être, d’être ici dans ça, un pieu dans le ventre, il apparaît que je vivrai mieux une fois mort : petite mort : tu te souviens de la roulette russe, quand nous appuyions sur la gâchette, des amis, proches, proches du centre, rigolaient du haut de leur enfance, si proche de l’origine, car il faut bien de l’origine pour faire de l’eau.

Faut-il s’enfermer pour retrouver le goût d’une certaine liberté, la juste, la proie, celle qui nous détermine, je m’avance au carrefour des espoirs, je m’avance et aperçois cette femme mûre de tout âge, on me dit qu’elle porte l’enfant du diable, et j’use la description pour me faire à l’idée que les faits, eh bien, ça existe peu ! Toujours tordus par l’affection des liens tramés, je me raconte tout bas ce qu’ils chantent tout haut, le silence de tout espoir.

Je me visage sec, oui, je me tire le visage, dans tous les sens, ma face balayée au vent, je m’expulse de moi-même, je n’imagine pas autre chose que la Joie pour me sentir en apesanteur, et l’âme a son espace, comme l’étendue d’une sphère, la céleste, le pire étant de croire…

Convalescence sous contraintes, ma poupée a des lianes autour du ventre. Ma liberté contient celle des autres,,, L’ensemble des libertés forme cette bulle d’actions, d’animales puissances de vivre et de s’étreindre.

Toute idée projetée sur le mur d’un salon, comme film en opéra, film mortuaire sur la face du trépassé, son visage inscrit, l’idée comme fanal hydraulique, je me jauge en autant de parcelles du puzzle à reconstituer, je m’imagine dans le salon du Roi, celui dont la parole se phase :: : se phasme, avec l’action, la dite, celle qui prend miroir dans nos terrains clos.

Je me tire le visage en autant de façons, pour maudire cette traînée de poudre, celle qui me fait parvenir à toi, à tes croyances, je le vois comme certaines fééries et je te conserve dans le brouhaha des anges.

S’il y avait encore dans l’idée de Justice, un quelque chose qui aurait pu nous amener à croire que les bêtes, les nouvelles bêtes, cela sert à marquer notre avancée sur la mer des vertiges, si seulement nous avions pu consolider cette idée, je ne serais pas tombé dans le tombeau des renouvellements, je ne serais pas tombé dans la fiction du témoignage ; oui, comment raconter, oui, comment raconter librement, sans la contrainte, sans le trou pour nous culminer, comment dire cette vérité vraie, cette concavité de la poche de l’avancée, les bêtes sont là, elles me pèsent et me font, par leur mouvement, prendre le chemin d’une mort à suivre…

Je m’entête affreusement à adorer la liberté libre , adoration multiple des axes de la pensée délivrée, vide, seulement évidée, ma statuette est justement remplie de gaz, ma statuette est encordée comme pour défaire le mal, faut-il paraître pour mieux se retrouver ? Alors, découpe, casse, casse des miettes, casse des chiens, casse des vipères et des venins, casse. Casse des gueules cassées, casse la frontière des anges, casse ce qui te sépare, casse la vipère d’ange, casse et relève-toi. Casse et saccage les territoires du vide remembrés, casse et puis récupère les adieux au drame, l’action pour se faire, dis adieu à ce qui te fait, dis adieu à la cassure, ne te souviens plus de rien, ne te souviens plus, ne te souviens, ne te, ne.

Perds la lettre du souvenir ! Perdons ce qui nous saccage pour mieux retrouver les territoires du vide. La parole s’inscrit dans la bouche de celui qui tient l’espace : tout est dans le port de tête.

Voir en ligne : http://www.charleville-mezieres-ard...

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