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La Confusion de Faust

dimanche 20 mars 2011 dans la rubrique Publications

20 p., 19/19 cm., 06,50 € isbn : 978-2-917136-45-4

Écrit sous la forme d’un palimpseste ou d’un « monologue polyphonique », ce texte reprend le mythe de Faust à partir de la version de Goethe. Des blocs de textes avec des polices de caractère différentes s’entrecroisent et donnent à l’ensemble, par ce fait, une impression de confusion destinée à marquer la distinction entre l’ancien et le moderne, entre l’original et sa reprise. Aussi, une telle disposition des textes dans la page tend à replacer et à mettre dans un schéma critique et en tension, le dualisme opposant le « déjà-fait » au « à-inventer » tout en introduisant la question blanchotienne du livre à venir et de son impossibilité essentielle. En outre, la question spirituelle du Mal - et de l’attrait que l’on peut avoir pour lui -, de la possession à la vente de son âme, interroge l’être humain depuis toujours et cela traversant toute les crises de la modernité, sachant les révolutions qu’elles invoquent. La Confusion de Faust, en une douzaine de pages, percute, interroge, persécute le lecteur, tentant d’opérer en lui un mouvement qui déplacerait sa vision de la convoitise par un effet rétrocritique.

Un shoot pour retrouver le fil de la vie.

Il s’est commis un meurtre.

De biais.

Il s’est commis un meurtre. Les avides continuellement s’inscrivent par terreur du gouffre. On le sait.

Tu ne liras ici rien de mon quotidien, je n’ai pas de plaisir à vivre. C’est mon absence qui s’écrit là.

Celui qui choisit la dissipation dépose en lui tout le sens du vide. Nous le savons également. Il s’est commis un meurtre. En cette heure creuse, il est bien possible que ce soit celui de la parole & ce crime…

Le paratexte est géographique. Là-bas, quelque part en Allemagne, en France, en Islande. Ou ailleurs. Enfin quoi, là où ton corps se trouve. Bien malmené par la langue.

Les larmes ont cela de réflexif… Je me trace jusqu’à la rupture. Elles se retournent sur elles-mêmes.

Je ne suis pas une note. Je suis un meurtre.

Ainsi donc, j’affirme que je précède la faute autant que je la suis. Mon Orient, je le laisse ici, dans ce cadavre verbal, je te le laisse à toi, et cela, avant que tu ne me saisisses et que je ne puisse reculer. Je te le laisse, là, sur le corps du vent, que rien ne peut emmêler. Je te dirai que la nuit, comme ailleurs, les pensées indéfiniment réinvestissent la pensée. Ou le vent sans nom. Ou la plante sans ciel.

J’aurais pu examiner la matière affective des mots mais de cela, je me fiche. Comme de leur modernité. Mon lexique est un bestiaire, me disait un ami. J’aurais pu dire lessive ou tout autre nettoyant, leur couleur toujours bleue évoquant le passé ou plutôt la naissance fleurie du langage. J’aurais pu dire... mais cela restera en puissance.

Qui de ton corps, qui de ta pensée, qui dans ce schisme verra l’Orient de chair, l’aurore recherchée ? Qui ? Arrivé en bord de côte, non loin de l’Everest, au bord de l’eau et à l’extrémité est de la péninsule, les premières lueurs s’élèvent et dans un mouvement unificateur refoulent le coupable dans le passé inscrit.

Mais comme tout est dans tout, je dis vous. Car je suis ta mère, ton père, ton chienne et ton girafe. Nous est transgenre, en somme. Entre l’achaïsme et le virtuel, toutes les probabilités d’un soi qui s’exècre. Bref.

C’est aussi invérifiable que votre histoire.

Bref.

Oui, chacun son Occident, le philomate composé par le nombre s’entretient de la suite, avec 3,141 592 653 589 793 238 462 643 383 279 502 884 197 169 399 375 105

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