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L’Aquatone

lundi 20 janvier 2003 dans la rubrique Publications

L’Aquatone Charlieu : La Bartavelle éditeur, 2001.

Constitution

Là Je m’écorche Aux décors souterrains De l’instant Je déboussole Mon encre Je me met dans un angle et Attend le soir pour Me mutiler un peu les joues Un peu d’allégresse en Echange de quelques sphères Je joue mon amas D’hémoglobines vertébrales Je marche Nu Dans un parc et Poursuis l’angle Des cheveux au coin des rues Cela est aisé Mais j’acoquine Le danger avec des armes D’acier tranchant les doigts de quelques passants Spirituels Je répète La langue retournée dans ma gorge Répétition des ornements Comme un grand lac Paré d’embuscades Salées au détroit de la mer J’agace les membres des choses L’encrure s’assèche Aux eaux fortes En attente de mer L’eau chaude est un vilain défaut Mais au fond Je n’ai peur de rien Je casse ma boîte Pleine d’ouvertures Sur les piliers Qui maintiennent l’édifice Rapide Je violente les morts Et attend les déménagements J’accule et fais De mon angoisse la matière caniculaire j’y descend Et décide de fermer la porte Je suis sanguinolent Devant la cour Je ris comme un aigle déçu C’est bien cela La déception des terres Abolies Les privilèges Pourtant Je vis dans un château Et confie Mes pierres précieuse Aux justes qui nimbent l’aurore L’avarice D’un souffle manqué J’ouvre le placard Et des animaux Se couchent sur ma langue translucide Hélas : Les graines poussent souvent en retard Je trafique L’angle d’un angle Tue une bestiole avec mépris et ouvre les yeux sur La haute splendeur volatile D’une femme ensorcelée Dominante libre de la dissolution Une femme que je réchauffe Pensif Une graine de femme Que je rattrape à l’envers mais Que j’habille à l’endroit Sur la grande Muraille de Chine Immensité nimbée de fleurs Trop bleues Très claires Sans savoir J’enlace Mais je souligne que j’ai Le poitrail d’un barbare On me transfère de salle J’atterris Quelque part A l’intérieur du monstre Sous des écailles révulsées Je lui dit QU’ENFANT JE JOUAIS A LA PYRAMIDE RUSSE LES MAINS POSEES SUR LA MURAILLE DE CHINE Quelqu’un clame Le sexe poétique martial C’est ainsi que Je m’assoupis dans le sable et Le silence céleste.

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